Mais ce n’est pas si difficile que cela de trouver le bon avocat meaux car quoi qu’on en dise en cherchant bien on finit par trouver l’avocat meaux qu’il nous faut.
14. – DE LA VERTU.
PREMIÈRE DICTÉE. — Rien d’aussi (DE SI) rare qu’un (COMME UN) Jiomme vertueux, parce que, pour l’être en eflet, il faut avoir le courage de se montrer tel, en quelque circonstance que ce soit, quoi qu’il (MALGRÉ QU’IL) en coûte, quels que soient (SONT) les obstacles qu’on rencontre, de quelques grandes infortunes qu’on (QUE L’ON) se croie menacé, et même quelques dangers que l’on coure. Il faut être prêt à (PRÈS DE) tout sacrifier, plutôt que de violer ces lois d’éternelle justice, qui sont le plus sûr garant du bonheur individuel, comme le plus solide fondement de la prospérité des empires.
Ces héros d’honneur et de probité que le monde a toujours tant (AUTANT) vantés, tant (AUTANT) glorifiés, n’ont eu souvent au fond, pour eux, que la crédulité ou l’erreur publique. Ils se sont montrés amis fidèles, je le veux bien ; mais vous ne nierez pas que ce ne soit (c EST) la vanité ou l’intérêt qui les a (ONT) liés plutôt qu’une sympathie toute (TOUT) naturelle, et vous ne disconviendrez pas non plus (AUSSI), quand vous les aurez bien observés, que, dans leurs prétendns amis, ils n’aient (AIENT) véritablement aimé qu’eux-mêmes. Les a-t-on vus (vu) agir comme de (DES) bons citoyens, c’est (CE SONT) la gloire et les honneurs, les seuls mobiles qui les aient (ONT) guidés ; et, quand ils ont cru (CRUS) en avoir convaincu leurs semblables, ils sont persuadés (ESPÈRENT) qu’ils ont accompli leur mission à l’égard (vis-A-vis) de l’humanité.
DEUXIÈME DICTÉE. — Quelques peines que certaines gens se soient (SONT) données, quelques soins qu’il leur en ait (A) coûté pour tromper l’opinion publique, quelque bons citoyens même que nous les croyions et que chacun (CHAQUE) les croie, ils sont toujours, un peu plus tôt, un peu plus tard, appréciés à leur juste valeur, dès que nous avons compris ce que c’était que ces prétendues qualités dont ils faisaient parade, et que nous avons sues n’être (QUI N’ÉTAIENT) que de (DES) fausses vertus. Oh ! l’opinion que nous en avions conçue alors, s’est changée tout-à-coup (TOUT VON COUP) ; aux éloges que leur avaient valus quelquesunes (QUELQU’UNES) de leurs actions, a (ONT) bientôt succédé le blâme, la réprobation universelle : car tous (TOUTES) les honnêtes gens se sont rangés de notre côté, et voici (VOILA) le motif pour quoi un tel changement s’est opéré : c’est que le monde, quoi qu’on en dise (MALGRÉ QUE L’ON EN DIT), ne respecte et n’estime que la vertu. 1
15. – DISCIPLINE MILITAIRE CHEZ LES ROMAINS.
PREMIÈRE DICTÉE. — Combien de guerres les Romains n’ontils pas soutenues contre des ennemis qu’ils ont cru nécessaire de combattre, quoique (MALGRÉ QUE) ces derniers leur fussent (LEURS ÉTAIENT) supérieurs en nombre ! Combien n’en ont ils pas terminées (TERMINÉ) à leur avantage ! Eh bien ! tous les prodiges qui se sont opérés, toutes les conquêtes qui se sont rapidement succédé (SUCCÉDÉES; et, enfin, tous les succès qu’ils ont obtenus dans (DEDANS) les beaux jours de la République, ils les ont dus (DÛ) beaucoup à la sévérité de la discipline militaire. Quelques dangers qu’ils aient (ONT) courus, quelques grandes pertes qu’ils aient (ONT) quelquefois essuyées , quelque malheureux qu’ils se soient (SONT) vus dans quelques-unes (QUELQU’UNES) des guerres qu’ils se sont attirées, ou qu’on leur (QUE L’ON LEUR) a déclarées volontairement, n’a-ce pas été dans la force du commandement qu’ils (où ILS) ont trouvé des ressources pour relever leur gloire et faire oublier leurs défaites? Se sont-ils déclarés contre les Latins, peuple aussi aguerri qu’ (COMME) eux-mêmes ? Manlius, après avoir recommandé la sévérité de la discipline, a sacrifié la personne qui lui était la (EST LE) plus chère : son propre fils, qui, sans ordre, avait vaincu. Il est vrai que dans toute autre circonstance, cette sévérité aurait été traitée de barbarie ; mais depuis longtemps cette nation s’était convaincue que , lorsque la discipline est le (ÉTAIT LA) plus sévère elle est (ELLE ÉTAIT) aussi le (LA) mieux observée. Les lois liaient les Romains chacun (CHAQUE) en ce qui le (LES) concernait. Citoyens, soldats, tout le monde en respectait la (RESPECTAIT LEUR) rigueur. Aussi a-t-on vu Scipion Emilien priver son armée de tout ce qui l’avait amollie, après la défaite qu’elle avait essuyée à Numance.
DEUXIÈME DICTÉE. — Les légions ont-elles passé sous le joug en Numidie, leur honte, leur déshonneur s’est (SE SONT) effacé dès que Métellus leur a fait reprendre les institutions anciennes.
Les Marius et les Sylla se sont conduits avec tout autant de sévérité, et se sont applaudis plus d’une fois des succès qu’ils avaient obtenus (OBTINRENT) par la rigueur de leur discipline.
C’étaient des chefs opiniâtres qui ne voulaient faire que ce qui leur plaisait. L’un (CELUI-CI), dans la guerre qu’il a eue à soutenir contre les Cimbres et les Teutons (ET TEUTONS), pour empêcher que le courage de ses troupes ne s’enervdt (S’ÉNERVE), les a occupés à détourner les fleuves ; et les soldats exécutaient les ordres de Marius ; Vautre (CELUI-LA) a si bien fait travailler son armée, tout effrayée de la guerre contre Mithridate, que, presque succombant sous le (AU) poids de leurs fatigues, ses soldats
